Ce discours bienveillant mérite d'être écouté. Depuis l'émergence de Yamal, trop de voix se précipitent pour établir des parallèles avec Messi : la position d'ailier, le drible efficace, l'espagnolité, la révolution tactique qu'il pourrait apporter. Mais est-ce vraiment utile?
Les comparaisons flatteuses portent en elles une double charge. D'un côté, elles magnifient le talent et reconnaissent la promesse. De l'autre, elles créent une prison d'attentes irréalistes. Messi n'a pas une copie. Il a une suite. Yamal doit construire sa propre légende, avec son propre style, ses propres défis, ses propres gloires.
À 18 ans, Lamine Yamal doit avoir l'espace mental pour devenir Lamine Yamal. Pas une version allégée de quelqu'un d'autre. Les comparaisons divertissent les fans et remplissent les articles. Mais elles ne l'aident pas. C'est l'une des leçons les plus dures du football moderne pour les jeunes prodiges.