La Roma retrouve la Ligue des champions à domicile avec l’une des affiches les plus prestigieuses de sa phase de ligue. Mercredi 14 octobre, le Real Madrid se présentera au Stadio Olimpico avec trois points déjà en poche après sa victoire 2-1 contre l’Inter. La Roma, elle, a commencé sa campagne par un nul 1-1 à Fenerbahçe et sait qu’une victoire à domicile changerait immédiatement la lecture de son début européen.
Le contexte italien donne beaucoup de relief au match. Avant la trêve, l’équipe de Gian Piero Gasperini était encore invaincue en Serie A : victoires contre la Fiorentina, Lecce, l’Atalanta et le Torino, puis nul 2-2 contre l’Inter. La Roma a montré qu’elle pouvait défendre haut, attaquer avec plusieurs joueurs et rester compétitive contre un adversaire de très haut niveau.
Le principal défi sera la récupération. La Roma joue à Côme dimanche 11 octobre à 12h30, soit un peu plus de trois jours avant le Real. Madrid, lui, reçoit Villarreal dès le samedi soir et bénéficiera donc d’un temps de récupération légèrement supérieur. Dans une semaine de reprise après la trêve internationale, cette différence peut compter.
Gasperini devra aussi surveiller Bryan Cristante. Le milieu italien souffre d’une inflammation au genou et reste incertain pour Côme comme pour le Real. S’il n’est pas prêt, Marten de Roon apparaît comme une alternative naturelle aux côtés de Manu Koné. La Roma possède néanmoins plusieurs armes offensives capables de poser problème à Madrid, notamment Paulo Dybala, Matias Soulé et Donyell Malen.
Le Real arrive de son côté avec une situation physique encore mouvante. Mbappé a retrouvé l’entraînement collectif après son problème au genou, mais Bellingham, Trent Alexander-Arnold et Marc Cucurella travaillaient encore individuellement jeudi. Federico Valverde poursuivait également un programme à part, tandis que Raúl Asencio, Ferland Mendy et Rodrygo restaient en récupération. Le match contre Villarreal donnera une indication beaucoup plus précise sur les joueurs réellement prêts pour Rome.
Sportivement, Mourinho aura peu intérêt à trop calculer. Madrid a déjà trois points en Ligue des champions et peut prendre une vraie avance avec une deuxième victoire. Mais la suite du mois est lourde : Séville, Leipzig puis le Clásico contre Barcelone arrivent ensuite. La gestion des minutes sera donc centrale, particulièrement pour Mbappé, Bellingham et les joueurs revenant de blessure ou de sélection.
Une composition probable de la Roma pourrait être : Svilar — Mancini, Balerdi, Ndicka — Molina, Koné, De Roon ou Cristante, Wesley — Soulé, Dybala — Malen. Côté Real, si les derniers retours sont validés : Courtois — Dumfries, Konaté, Rüdiger, Cucurella — Tchouaméni, Camavinga — Güler, Bellingham, Vinícius — Mbappé. Ces deux XI restent des projections et dépendront des matchs du week-end ainsi que des derniers points médicaux.
Tactiquement, le duel peut être très intéressant. La Roma de Gasperini aime défendre vers l’avant et créer de la densité autour du porteur. Cette agressivité peut gêner la première relance madrilène, mais elle expose aussi des espaces derrière la pression. Avec Vinícius et Mbappé, le Real possède précisément les profils capables de transformer une récupération ou une sortie de pressing en occasion immédiate.
À l’inverse, Madrid devra se méfier d’une Roma capable d’installer de longues séquences dans le camp adverse. Dybala et Soulé peuvent se déplacer entre les lignes, tandis que Malen peut attaquer la profondeur. Si Cristante manque le match, la qualité de la première relance romaine et l’équilibre défensif seront davantage sollicités.
Le Stadio Olimpico ajoutera une autre dimension. La Roma retrouve la Ligue des champions après plusieurs années d’absence et ce premier grand rendez-vous européen à domicile face au Real représente exactement le type de soirée que le public romain attendait.
Pour Madrid, l’objectif est clair : confirmer son succès contre l’Inter et prendre rapidement le contrôle de sa campagne européenne. Pour la Roma, le match peut déjà servir de référence. Un succès contre le Real ferait oublier le nul d’Istanbul et installerait immédiatement les Giallorossi parmi les équipes à suivre.
À l’Olimpico, ce ne sera donc pas seulement une affiche prestigieuse. Ce sera déjà un match capable de peser lourd sur la suite de la phase de ligue.
