Le Real Madrid reprend sa saison dans une position inhabituelle pour un candidat au titre : il doit déjà courir après le FC Barcelone. Après sept journées, les Madrilènes sont quatrièmes avec 15 points, six derrière un Barça qui a remporté ses sept premiers matchs. La défaite 2-1 contre l’Atlético avant la trêve a surtout rappelé que le Real a déjà laissé beaucoup de points en route, puisqu’il s’était également incliné sur le terrain du Betis.
La réception de Villarreal ne ressemble donc pas à un simple match de reprise. Madrid doit retrouver immédiatement la victoire avant une séquence où la marge de récupération sera minime : quatre jours après Villarreal, le Real se déplacera à Rome en Ligue des champions. Puis viendront Séville, Leipzig et le Clásico contre Barcelone.
Mourinho récupère progressivement son groupe, mais tous les dossiers ne sont pas réglés. Mbappé, qui travaillait encore individuellement en début de semaine après son problème au genou gauche, a retrouvé le groupe mercredi. C’est le principal signal positif avant samedi. Le Français n’est toutefois pas le seul joueur à surveiller : Bellingham, Trent Alexander-Arnold et Marc Cucurella ont encore effectué un travail individualisé jeudi, Federico Valverde s’est entraîné seul en intérieur, tandis que Raúl Asencio, Ferland Mendy et Rodrygo poursuivent leur récupération.
Cette situation limite les possibilités de rotation. Face à Villarreal, le Real aura besoin d’un onze suffisamment fort pour éviter une nouvelle contre-performance, mais Mourinho doit aussi penser à la Roma. Mbappé pourrait débuter si son genou répond normalement aux dernières séances, avec Vinícius à ses côtés. Bellingham, lui, devra encore recevoir le feu vert après son retour tardif de sélection.
Villarreal ne vient pas au Bernabéu en victime annoncée. Le Sous-marin jaune a mal commencé sa saison, avec notamment des défaites contre le Deportivo, le Betis et Dortmund, mais il s’est relancé juste avant la trêve : victoire 3-1 à Málaga puis 3-1 contre Levante. Ces deux succès ont replacé l’équipe d’Iñigo Pérez à la neuvième place avec huit points.
Son profil offensif peut gêner un Real qui n’a plus gardé sa cage inviolée depuis plusieurs matchs. Villarreal a marqué au moins deux buts lors de quatre de ses cinq dernières rencontres toutes compétitions confondues. Mikautadze, Nicolas Pépé, Moleiro ou Ayoze Pérez offrent suffisamment de mobilité pour attaquer les espaces si Madrid perd le ballon trop haut.
Mais Villarreal doit lui aussi gérer son calendrier. Trois jours après le Bernabéu, il recevra Naples en Ligue des champions. Iñigo Pérez fait donc face au même dilemme que Mourinho : mettre immédiatement son meilleur onze ou préserver certains joueurs pour l’Europe.
Une composition madrilène possible, si les derniers retours sont validés, serait : Courtois — Dumfries, Konaté, Rüdiger, Cucurella — Tchouaméni, Camavinga — Güler, Bellingham, Vinícius — Mbappé. Si Bellingham ou Cucurella ne sont pas jugés suffisamment prêts, Mourinho dispose encore d’Endrick, Brahim Díaz et d’autres solutions pour modifier son équilibre.
Villarreal pourrait répondre avec : Gulácsi — Pau Navarro, Freeman, Renato Veiga, Sergi Cardona — Pape Gueye, Saliba — Nicolas Pépé, Moleiro, Ayoze Pérez — Mikautadze. Ces compositions restent des projections avant les derniers entraînements et les convocations officielles.
Pour Madrid, l’objectif dépasse les trois points. Une victoire permettrait de reprendre la Liga avec un minimum de sérénité et de préparer Rome sans ajouter une nouvelle urgence. Une contre-performance, en revanche, pourrait laisser le Barça encore plus loin avant même le Clásico du 25 octobre.
Villarreal arrive avec sa dynamique retrouvée. Le Real, lui, revient avec l’obligation de répondre.
Et cette fois, il n’a déjà plus beaucoup de marge.
