Le mois d’octobre ressemble déjà à un premier tournant pour le Real Madrid. La trêve internationale offre quelques jours de respiration, mais ce qui attend les Madrilènes au retour laisse très peu de marge : cinq matchs en quinze jours, trois en Liga et deux en Ligue des champions, avant de terminer par un déplacement au Camp Nou.
La situation en championnat rend cette séquence encore plus importante. Après sept journées, le Real Madrid occupe la quatrième place de Liga avec 15 points. Le FC Barcelone, leader, en compte 21 et reste encore invaincu avec sept victoires en sept rencontres. Six points séparent donc déjà les deux rivaux avant même leur premier Clásico de la saison.
Madrid avait pourtant bien lancé son exercice, mais la défaite 2-1 dans le derby face à l’Atlético, le 20 septembre, a freiné sa progression. Pour une équipe qui a terminé la saison précédente sans le titre de champion, laisser le Barça creuser davantage l’écart avant la fin du mois transformerait déjà la course au sommet en poursuite.
Le premier test arrivera le 10 octobre au Bernabéu contre Villarreal. Quatre jours plus tard, changement de décor : le Real se rendra au Stadio Olimpico pour affronter la Roma lors de la deuxième journée de Ligue des champions.
Sur la scène européenne, Madrid dispose déjà d’une première base positive. Les hommes de José Mourinho ont battu l’Inter 2-1 lors de leur entrée en lice, grâce à Kylian Mbappé et Federico Valverde. Un résultat à Rome permettrait donc d’installer rapidement le club dans une position favorable dans la phase de ligue.
Mais le calendrier ne ralentira pas. Séville se présentera au Bernabéu le 18 octobre, puis Leipzig quatre jours plus tard pour un nouveau rendez-vous européen à domicile. Enfin, le 25 octobre, Madrid se déplacera au Camp Nou pour affronter le Barça.
Ce Clásico peut prendre une dimension considérable. Si l’écart actuel de six points est encore présent au moment du match, une défaite madrilène pourrait le porter à neuf. À l’inverse, un Real revenu au contact au cours des journées précédentes pourrait transformer ce déplacement en occasion de relancer complètement la course au titre.
José Mourinho devra aussi gérer une autre variable : l’état physique de son groupe.
Au dernier point communiqué par le club avant le week-end, Kylian Mbappé, Federico Valverde, Ibrahima Konaté, Ferland Mendy et Rodrygo poursuivaient encore leur processus de récupération. Mbappé souffre d’une hyperextension de la capsule postérieure du genou gauche, tandis que Valverde a été touché par une entorse de grade 3 à la cheville gauche. Raúl Asencio a, lui, été opéré d’une fracture de fatigue au tibia droit.
Le calendrier rend donc la profondeur de l’effectif aussi importante que la qualité du onze titulaire. Entre Villarreal et le Clásico, le Real jouera en moyenne tous les trois à quatre jours. Un joueur indisponible ou mal remis peut manquer plusieurs rencontres décisives en très peu de temps.
Cette période doit aussi permettre de mesurer plus précisément le Real version Mourinho. Les premières semaines ont montré une équipe capable de produire des séquences offensives fortes, mais deux défaites en sept journées de Liga ont déjà coûté cher face à un Barça qui ne laisse pour l’instant pratiquement rien en route.
Villarreal, Roma, Séville, Leipzig, Barça : cinq adversaires, deux compétitions et seulement quinze jours. Le Real Madrid n’y jouera évidemment pas toute sa saison. Mais il peut y gagner une dynamique, une position européenne et un retour dans la course au titre — ou, au contraire, terminer octobre avec beaucoup plus de pression qu’aujourd’hui.
