Ce qui fascine, c'est la précocité sans naïveté. Yamal ne joue pas comme un gamin doué qui s'amuse. Il joue comme un professionnel endurcis, avec une intelligence qui devrait appartenir à des joueurs de 27-28 ans. C'est rare. Thierry Henry l'a senti, et c'est pour ça qu'il en parle avec ce respect, presque cette crainte respectueuse.
La blessure survenue fin avril rappelle cependant une réalité brutale : à 18 ans, on est aussi fragile. Le calendrier de la Coupe du Monde ne fait grâce à personne. Les absences pèsent. Et si Yamal restait blessé trois semaines, un mois ? Le football oublie vite. Les carrières chavilent en quelques semaines.
Mais il accélère sa convalescence. Il reprend. Et quelque part, dans ce combat contre les délais, on voit l'âme du champion : pas de doute, juste de la détermination tranquille. À 18 ans, Lamine Yamal écrit déjà son histoire.